Le père intervient fondamentalement en tant que tiers, dans le discours de la mère, certes, mais aussi et surtout parce qu’il fait jouir la mère.
Et la jouissance de la mère est fondatrice du processus de différenciation – structuration de l’enfant.
Cette jouissance est en effet ce qui permet à l’enfant, quel que soit son sexe, de pouvoir envisager le stade phallique.
Qu’est-ce qui, pour l’enfant, est plus fort que la dyade mère – enfant ?
Le stade phallique évidemment !
Car c’est la contemplation par l’enfant de ce regard désirant de la mère pour le père qui lui ouvre la perspective du décentrement, qui le libère de la captation imaginaire, qui le délivre de l’aliénation, qui l’installe dans la triangulation.
En-deçà de cette contemplation place à l’obscurité inconsciente de la fusion, de la confusion et de l’enfermement mais au-delà de cette réalisation apparaît la lumière de la prise de conscience jaillissant lors de la chute du voile de l’ignorance.
En-deçà c’est la graine encore captive de la terre, mais au-delà c’est le brin d’herbe qui s’élance dans l’air et la lumière.
—
Écrits en rapport :
– Séparation d’avec la mère archaïque (Mère) et avènement de la fonction phallique.
– Prométhée et mythologie comparée.
– Gestation ou re-création du monde ou « Totalité ».
– Symbolisation et Préconscient.
– Interprétation, fonction symbolique et dimension phallique.
– A propos de la notion de pansexualisme freudien.
Comments: no replies